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    <title><![CDATA[KiAnBu]]></title>
    <link>http://www.kianbu.com/</link>
    <description>Ce site est un sas vers d'autres mondes... Qu'attendez-vous pour y entrer?</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[KiAnBu]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/</link>
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    <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 22:13:53 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 30 Aug 2010 22:13:53 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.kianbu.com</copyright>            <category>Loisirs</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître Sorcier - Chapitre 7 : Poil-Bleu]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-7-poil-bleu-55263549.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Feyann bouda longuement, et Waldred n'eut pas le courage de le lui reprocher. Elle resta cloîtrée dans sa chambre les premiers jours, mangeant à peine ce qu'il
    cuisinait pour elle en faisant mine de l'ignorer. A plusieurs reprises, il se demanda si le lien fraternel qui les liait faisait désormais partie du passé, et sielle lui pardonnerait son égoïsme,
    la rage farouche avec laquelle il l'a empêchée de faire mieux connaissance avec le simple paysan qui prétendait être son père. Dans son silence, il retrouvait malgré lui son propre emmurement, la
    torture de ne connaître sa mère tout en étant conscient de son existence. Son coeur était à présent lourd d'une sorte de trahison envers elle, dont ilse sentait d'autant plus coupable qu'il en
    avait lui-même été victime.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Le froid qui s'était installé entre eux dura plusieurs lunes; puis un jour, il la surprit agrippée à la roche coupante, tentant l'ascension jusqu'au sommet de la
    falaise à mains nues, au-dessus de la mer sauvage. La stupéfaction, puis la colère le saisirent, et il prit son envol pour la soustraire à l'inévitable chute qui l'attendait. Ils se battirent
    au-dessus des vagues rageuses, ses mouvements erratiques et désespérés menaçant dangereusement leur équilibre dans le vide.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Arrête, je vais te déposer là-haut, hurla-t-il finalement, rouge de l'effort de la contenir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Elle se débattit encore un peu, avant de reprendre son expression apathique. Leur atterrissage se fit sans encombre, et elle s'échappa de ses bras aussitôt,
    scrutant le sol, comme si elle espérait y trouver des traces de son père.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu perds ton temps, dit-il d'une voix sombre. Tu ne le retrouveras jamais. C'est nous ta famille, maintenant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Il l'entendit gémir et l'observa longuement, assis sur une pierre. A genoux par terre, elle se penchait et regardait de près les traces de passage sur le sol, comme
    un chien ou un loup. Depuis qu'il passait plus de temps à étudier la magie, il ne jouait plus avec elle et ne prenait plus le temps de faire de grandes promenades dans la forêt en sa compagnie.
    Mousse n'apparaissait qu'en de rares occasions, et toujours sous la surveillance de Gorymad, alors ils n'avaient plus les moyens de fuguer comme lorsqu'ils étaient enfants. Le souvenir de leurs
    escapades le fit sourire et il la regarda avec attendrissement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu te souviens, continua-t-il quand tu étais plus petite, tu étais toujours terrifiée pendant nos promenades avec Mousse. Il détestait ça, et il menaçait toujours
    de ne plus nous prendre sur son dos si tu ne savais pas te contenir. Je te prenais alors dans mes petits bras pour t'écarter...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Feyann s'arrêta de scruter le sol et lui jeta un regard de doute, les lèvres pincées. Il rit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Bien sûr, tu ne t'en souviens plus, dit-il. Tu étais trop petite, mais moi, je ne l'oublierai pas de sitôt.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Son regard jaune se perdit dans le vide, et il vit sur son visage un sourire naître sur ses lèvres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Je t'aime, Feyann, dit-il en tendant le bras.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Elle hésita, puis saisit sa main tendue. Il ferma les yeux comme elle s'appuya contre lui et la serra contre son coeur. Comme c'était bon de ne plus être fâché! Ils
    restèrent ainsi embrassés. Elle pleura silencieusement, mais il fit comme s'il ne s'apercevait de rien, tandis qu'une idée germait dans son esprit. A la nuit tombée, il fit un feu pour elle et
    lui annonça qu'il allait lui trouver un compagnon. Il s'enfonça alors dans la forêt obscure. Lorsqu'il revint, la nuit était très avancée, et Feyann s'était endormie. Délicatement, il posa près
    d'elle un louveteau si noir que son poil en avait des reflets bleus. Comme il se blottissait contre elle, Feyann se réveilla en sursautant, considérant avec surprise la boule de poils qui
    tremblait contre son sein.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Waldred, c'est un petit loup! s'écria-t-elle en jetant des regards effrayés vers la lisière de la forêt. Sa mère va venir le chercher.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Il secoua la tête avec un petit sourire amer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Non, pas lui, dit-il. Il n'a pas de mère.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Comment le sais-tu? demanda-t-elle, méfiante.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Il la regarda dans les yeux, conscient de ses soupçons.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Je n'ai pas tué ses parents, dit-il. Il était là, tou seul dans le noir. Je n'allais pas le laisser mourir de faim.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Elle considéra la boule de poil avec un sourire indulgent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu crois que Gorymad acceptera qu'on le garde? demanda-t-elle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Absolument.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Le ton de sa voix lui fit lever la tête, mais elle reporta bientôt toute son attention sur le louveteau.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Il faut rentrer, dit-elle. La nuit est fraîche.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Il resta immobile.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Nous pourrions dormir ici tous les deux, dit-il. Le feu nous tiendra chaud, et en nous serrant bien l'un contre l'autre, nous protégerons le louveteau du froid.
    Qu'en penses-tu?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Elle parut hésiter. Il retint son souffle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- D'accord.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Il matérialisa une épaisse couverture dans sa main, et ils s'allongèrent près du feu. Elle tenait le louveteau gémissant dans ses bras, il la tenait dans les
    siens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Comment vas-tu l'appeler? demanda-t-il lorsqu'ils furent confortablement installés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Elle gloussa.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Waldred.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Il tressaillit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Non, tu ne peux pas lui donner mon nom, déclara-t-il fermement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Elle réfléchit longuement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">- Alors, je l'appellerai Poil-Bleu, décida-t-elle en calant sa tête contre l'épaule de Waldred.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Il fixa le ciel étoilé longtemps après qu'elle se fût endormie, se demandant s'il avait été raisonnable de lui confier le louveteau. Mais chaque fois qu'il
    regardait son visage, son coeur bondissait de joie. Il lui suffisait de se concentrer un peu pour sentir son coeur battre, sentir son souffle sur le petit animal qu'elle protégeait de ses bras.
    Ce n'est que lorsque l'aube du soleil rouge apparut, qu'il put fermer les yeux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">La suite à la prochaine connexion!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">KAB</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 20:57:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-55263549</guid>
                <category>Le Maître Sorcier</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-7-poil-bleu-55263549-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître Sorcier - Chapitre 6 : L'éviction du père]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-6-l-eviction-du-pere-55262665.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span lang="FR"><span style="font-size: 14pt;">A peine furent-il en vue de la pointe de la falaise que Feyann se remit à se débattre. Avec une brusquerie délibérée, Waldred l'attira à lui et la
    frappa au visage si fort qu'elle tomba à genoux dans l'herbe, étourdie. Stupéfait par son propre geste, Waldred attendit, immobile, qu'elle parle ou qu'elle se relève, mais elle refusait de se
    lever.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- C'était mon vrai père ! cria-t-elle entre deux sanglots.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Comme elle levait son visage vers lui, il vit qu'elle pleurait. Sa joue gauche était encore enflammée de la gifle qu'il lui avait assenée. Il avait honte, mais il
    ne voulut pas céder d'un pouce.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Ton père est Gorymad, dit-il d'une voix tendue. Tu es ici chez toi et nulle part ailleurs. Cet homme ne cherche qu'à t'utiliser, et peut-être gagner de l'argent
    en te montrant aux uns et aux autres comme un phénomène de foire. Tu es ma soeur!;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Il avait prononcé les derniers mots avec une petite pointe d'amertume dans la voix, mais ses yeux étincelaient de fureur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Il a dit qu'il s'appelait Maergor et que ton père m'avait enlevée à ma naissance ! rétorqua-t-elle en se relevant lentement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Ils s'affrontèrent du regard, et il vit que sa colère n'avait plus rien à voir avec ses bouderies de petite fille. Elle exprimait une volonté à laquelle il était
    obligé de faire face raisonnablement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Feyann, écoute-moi…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je veux voir mon père.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Elle n'avait pas crié. Elle n'avait même pas élevé la voix, mais toute sa détermination avait transparu dans les mots qu'elle avait prononcés. Elle les avait dits
    comme il aurait prononcé une incantation, ou bien comme il aurait jeté un sort. Pour la première fois, il la craignit.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Feyann…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Un mouvement soudain à l'orée de la forêt attira son regard, et il se figea soudain, muet d'étonnement. Avançant à grands pas vers eux, Maergor semblait avoir surgi
    du néant.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Qu'est-ce que… ? balbutia Waldred, stupéfait.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Il n'avait pris la peine de vérifier qu'ils n'avaient pas été suivis, mais il était convaincu que nul mortel ordinaire ne pouvait traverser cette forêt à leur suite
    sans y laisser son âme ou sa vie. Le vieux marchand semblait pourtant avoir conservé les deux, et il en fut certain lorsqu'il atteignit Waldred et le poussa sans ménagement pour étreindre sa
    fille, tandis qu'il restait pétrifié, incapable de réagir. Il les regarda s'étreindre et se dévisager comme dans un rêve et une terrible jalousie emplit son cœur à la vue du sourire de
    Feyann.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu as frappé ma fille ? s'indigna soudain Maergor en se tournant vers lui, les poings serrés.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Il bondit sur Waldred, mais son poing resta figé en l'air. Dans son trouble, Waldred n'ayant pas eu le temps de lui jeter un sort, il regarda autour pour en trouver
    l'auteur. La silhouette sombre de Gorymad se dressait sur la pointe de la falaise.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Encore une désobéissance ? demanda-t-il en se matérialisant soudain près d'eux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Ses yeux sombres fixèrent son fils, puis la jeune fille fille, et il tourna lentement autour du paysan, la bouche menaçante. Voyant l'angoisse de Feyann, Waldred
    sut qu'elle aimait déjà le père qu'elle n'avait pas connu, et il souhaita ardemment qu'elle n'en laissât rien paraître au sorcier.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Vous êtes allés au village, conclut ce dernier en s'arrêtant.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Waldred hocha la tête sans baisser les yeux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Qui est cet homme ? lui demanda-t-il d'un ton narquois.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- C'est mon père ! cria Feyann.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Waldred ferma les yeux. Trop spontanée, trop naïve et trop influençable, sa sœur en était pathétiquement prévisible. Bien évidemment, Gorymad le savait autant que
    lui.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Ton père ? s'étonna-t-il.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Feyann elle-même sentit qu'il se moquait d'elle. Tendant la main vers le corps figé, il prononça une incantation et le ranima. Maergor regarda soudain autour de
    lui, voyant Gorymad, se mit à reculer avec stupeur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Ainsi Maergor, tu serais le père de cette merveilleuse enfant ? demanda le sorcier d'une voix tranquille, presque amicale.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Le marchand regarda Feyann, et secoua vivement la tête. La sueur perlait sur son front.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Allons, tu peux le dire, si c'est toi qui as aidé sa mère à accoucher, la séparant toi-même de sa chair, qui l'as prise dans tes bras au moment de son premier
    cri, et qui lui a donné le lait pour la première fois. Je ne veux pas priver un père de sa fille comme un vulgaire voleur d'enfant.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Tandis qu'il parlait, Feyann les observait tour à tour. L'indignation de Gorymad ne la laissait pas indifférente, et la pathétique réaction de Maergor encore moins.
    Waldred vit tout cela, se sentant mal d'être le témoin d'une si injuste manipulation. Maergor finit par prendre ses jambes à son cou pour disparaître dans la forêt, ignorant probablement qu'il
    serait condamné à une mort certaine. Feyann fondit alors en larmes. Pour la consoler, Waldred s'approcha d'elle, contournant l'endroit où Maergor avait été figé par son père, et la prit dans ses
    bras. Elle s'y abandonna, et comme elle pleurait à chaudes larmes contre son épaule, il eut envie de tout lui dire, mais déjà Gorymad lui faisait signe de l'éloigner.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Plus tard, alors que le soleil jaune venait de se coucher, Gorymad s'approcha de lui comme il était assis à regarder la mer. Feyann dormait dans sa chambre, après
    avoir pleuré pendant toute l'après-midi.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- J'ai demandé à la forêt de ne pas tuer le paysan, déclara Gorymad tout de go.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Peu importe, dit Waldred. Tu as sans doute déjà effacé sa mémoire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Le vieux sorcier ne répondit pas. Un silence prudent s'installa entre eux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu m'as désobéi, reprit Gorymad tranquillement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Waldred se redressa de toute sa taille.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu n'es pas le premier sorcier que je défie aujourd'hui.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Un éclair traversa les pupilles de Gorymad.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu es puissant, mon fils, dit-il. Mais ton arrogance et ton inexpérience te laissent nu face à moi.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je n'ai pas peur de toi, dit Waldred.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Alors tu devrais avoir peur de toi-même. Ta bravade va faire le tour des falaises, et Trajom est loin d'être un sorcier inoffensif. Dois-je te rappeler qu'il m'a
    envoyé par deux fois dans l'au-delà ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Ma mère aurait dû t'y laisser, cracha Waldred.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Gorymad le considéra un moment sans rien répondre. Waldred sourit.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu sais bien que si elle m'y avait laissé, tu ne serais pas né, répliqua le sorcier d'une voix sèche. Tu meurs d'envie de m'entendre parler d'elle, n'est-ce pas?
    Tu n'as que moi et ta sœur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Sur ces mots, il dirigea vers son laboratoire de magie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu ne vas pas me punir ? demanda Waldred avec ironie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Oh, mais si, répondit Gorymad d'un ton mielleux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Instantanément, Waldred s'enflamma. Tout en hurlant de douleur en silence, piégé par le sort puissant de son père, il s'efforça de penser à Feyann, afin que son
    cœur ne s'assèche pas et qu'il ne devienne aussi dur que la pierre.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">　</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La suite à la prochaine connexion !</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span lang="EN">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span lang="EN">&nbsp;</span></span></span></span>KAB
  </p>
  <p>
    <span lang="EN">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Aug 2010 14:47:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-55262665</guid>
                <category>Le Maître Sorcier</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-6-l-eviction-du-pere-55262665-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Profitez bien de vos vacances!]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-profitez-bien-de-vos-vacances-pour-rever-c-est-bientot-la-rentree-55266194.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">Bonjour à tous!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">A tous ceux qui continuent de rêver et de créer, merci pour votre constance et votre ténacité!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">Nous sommes en plein mois d'août, pour ceux qui peuvent, j'espère que vous profitez bien de vos vacances. pour ceux qui
    travaillent, bon courage!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">Je ressors d'une de mes insupportables pannes, et je ne peux malheureusement pas garantir que ça ne va pas me reprendre de sitôt.
    Figurez-vous qu'une elfe a pris ses quartiers dans mon ventre, et que c'est la panique à bord depuis que je l'ai appris au mois de mai&nbsp;;-)!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">Heureusement, cela ne m'empêche de rêver, mais tout prend du temps, même les émotions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">J'espère que vous allez tous bien et que comme Grenade, vous débordez d'idées : la communauté en aura besoin pour la
    rentrée!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">A bientôt!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt;">KAB</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Aug 2010 21:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-55266194</guid>
                <category>Interaction!</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-profitez-bien-de-vos-vacances-pour-rever-c-est-bientot-la-rentree-55266194-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître Sorcier - Chapitre 5 : Révelation de l'imposture]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-5-revelation-de-l-imposture-55262455.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 14pt;">- Quel endroit impossible, murmura-t-elle, terrifiée. Je n'aime pas ça.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Il se contenta de lui sourire et pressa le pas pour atteindre la place du village, où il était sûr de trouver un spectacle amusant pour la distraire. Soudain, la
    foule affairée se figea devant lui et se divisa en deux rangs de passants au visage rempli de crainte. Instinctivement, Waldred se rangea de côté également et attendit. Une grande silhouette aux
    larges épaules avançait du pas du promeneur entre les haies de villageois. Les cheveux mi-longs et le visage hautain, l'homme qui avait ce pouvoir portait une longue tunique mauve et un lourd
    manteau noir à éclats d'argent.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Qui est-ce ? demanda Feyann.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Sa voix n'avait été qu'un murmure, mais dans le silence déférent dans lequel les villageois étaient plongés, elle attira l'attention de leurs voisins et de l'homme
    qui s'arrêta devant eux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Bonjour Waldred, dit l'homme en inclinant le menton avec un mince sourire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Il le dévisagea avec un mépris évident, tandis que Waldred répondait vaguement à sa salutation. Puis, ses yeux se portèrent sur Feyann.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu as trouvé une compagne de jeu digne de toi, dit-il d'un ton sarcastique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tout le monde n'a pas la chance d'être le grand Trajom, répondit Waldred avec ironie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">L'ensemble des villageois n'avait pas bougé et observait maintenant la scène avec curiosité, cependant, les voisins immédiats de Feyann et de Waldred s'étaient
    sensiblement écartés. Trajom ne parut pas blessé par le ton du jeune homme.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu me surprends, Waldred, reprit le sorcier. Ton père est réputé pour sa sévérité et sa réclusion. Nous savons tous qu'il te garde jalousement loin de nous. Que
    fais-tu donc incognito dans ce village, au bras d'une saltimbanque ? Avec ton talent et ta naissance, tu devrais déjà côtoyer les meilleurs d'entre nous et vivre décemment. Être sorcier n'est-il
    pas un honneur pour toi ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Les paroles du sorcier eurent un effet immédiat sur les villageois qui s'écartèrent alors formidablement de Waldred et de Feyann. Certains allèrent jusqu'à vérifier
    leur corps, car la croyance populaire voulait que toucher un sorcier était fort dangereux. Sans se démonter, Waldred continuait de fixer Trajom dont le regard clair semblait pétiller
    d'amusement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Le village est si petit, dit-il. Nous ne pourrions pas nous promener tous les deux sans en chasser une partie de la population. Je préfère attendre mon heure et
    laisser la place aux aînés. Un jour peut-être me céderez-vous vous-même la place comme je le fais maintenant.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Trajom éclata d'un rire franc à cette réponse et hocha la tête, les moustaches blanches frémissantes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Fier et ambitieux, dit-il. Le portrait craché de son père. Et heureusement que tu n'as pas connu ta mère ! Est-ce que tu sais seulement qui elle est ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Feyann sentit l'étreinte de Waldred se raidir. Trajom eut alors un sourire satisfait et s'écarta d'un pas.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu sais comme ton père est cachottier, ajouta-t-il. Tu sais comme il est méfiant de tout et de tous. Je l'ai bien connu, à une autre époque.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Vous étiez son rival, répliqua Waldred d'une voix sèche.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Et il s'est bien défendu d'ailleurs, acquiesça Trajom en souriant toujours. Ton père était puissant. Tu l'es déjà, toi aussi. Mais dis-moi alors : pourquoi ton
    père te cache-t-il avec tant de soin, si tu es capable de te défendre aussi bien que lui ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Waldred fronça les sourcils, sans répondre. Feyann sentait qu'il s'efforçait de calmer sa respiration. Mais Trajom s'éloignait déjà avec un sourire satisfait sur
    les lèvres, le pas tranquille et le front haut.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je hais ce sorcier, siffla Waldred à voix basse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Il l'entraîna par le bras à travers la foule craintive jusqu'à une ruelle entre deux abattoirs couverts, tandis que les usagers du marché reprenaient leurs
    activités et leurs conversations.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je le déteste aussi, dit Feyann au bout d'un certain temps.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Il la serra contre lui, et elle put sentir que son cœur battait vite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu as eu peur ? demanda-t-elle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Il ne répondit pas tout de suite. Les cris et les gémissements des animaux offraient un concert glaçant à leurs oreilles, mais ils restèrent immobiles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Non, répondit-il enfin en la regardant dans les yeux. Je n'ai jamais peur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Enthousiasmée par ses paroles, Feyann baisa sa bouche et lui sauta au cou, les yeux pétillants de bonheur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Les passants ne firent plus attention à eux lorsqu'ils se mêlèrent à eux pour rejoindre la place du village. Là, des badauds entouraient en cercle les acrobates,
    les champions de lutte et les danseurs. Plusieurs groupes de spectateurs s'étaient formés ; retrouvant soudain sa légèreté, Waldred se dirigea vers un cercle où une jeune fille dansait au rythme
    d'un tambour puissant. La jeune fille était voilée et couverte de bijoux des pieds à la tête. Lorsqu'elle dansait, ses voiles se soulevaient avec la grâce des plumes d'un oiseau et révélait ses
    jambes nues sous une tunique très ajustée et fendue jusqu'à la hanche. Ses pieds nus battaient la mesure, faisant sonner les bracelets et les grelots qu'elle portait aux chevilles. A aucun moment
    on ne voyait son visage, mais derrière le voile fin, on distinguait son large sourire, ses sourcils arqués et ses yeux cernés de noir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Regarde, souffla Waldred en la pointant du doigt.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Feyann admira la danseuse, dont les courbes gracieuses accentuaient les mouvements. Son corps souple se contorsionnait à loisir, et ses sauts avaient la grâce des
    félins. Pendant qu'elle l'admirait, bouche bée, la danseuse s'approcha d'eux et fit des signes suggestifs à l'adresse de Waldred.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Ne bouge pas d'ici, lui murmura-t-il, les yeux brillants, en prenant la main de la danseuse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Et il s'éloigna en dansant souplement avec elle, sous les bravos et les encouragements des badauds. Waldred n'était pas particulièrement un bon danseur, mais il
    montrait tellement de plaisir et d'enthousiasme à l'exercice que tous commencèrent à l'acclamer. Derrière son voile, la danseuse elle-même riait. Feyann les regarda danser un instant, tapant du
    pied en rythme comme le faisaient les autres, et ses hanches se balançant sans qu'elle en eût conscience elle-même, puis son attention fut attirée par un autre groupe où un acrobate soulevait un
    enthousiasme bruyant. Se haussant sur la pointe des pieds, elle vit un homme d'âge mûr en tunique qui faisait de tels bonds dans les airs qu'il parvenait à tourner sur lui-même et revenir sur ses
    pieds. On avait planté à côté de lui un long bâton avec une pomme en équilibre au sommet. Il saisit un sabre qu'on lui tendait et salua la foule qui criait son nom, puis il sauta en tordant son
    corps, donnant un violent coup de sabre qui trancha sûrement le bâton, et parvint, au moment même où ses pieds, à attraper la pomme qui venait de choir. Les vivats et les bravos emplirent l'air,
    et les applaudissements étourdirent un peu Feyann. L'acrobate disparut alors dans la foule et un musicien prit sa place au centre du cercle de badauds qui s'éclaircit aussitôt.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Vous venez danser ? demanda une voix masculine près d'elle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Feyann se tourna vers le jeune homme qui lui prenait déjà la main et l'entraînait vers la musique. Il était brun comme Waldred et son sourire avait la même
    assurance.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je ne sais pas danser, dit-elle d'une voix trop timide pour être entendue.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Son cavalier s'en aperçut vite de lui-même, mais il ne sembla pas y attacher beaucoup d'importance. La musique était enjouée, très vite, Feyann se mit à transpirer.
    Au fur et à mesure qu'ils dansaient, le jeune homme se rapprochait d'elle et rigolait de ses pas maladroits. Les badauds les regardaient et riaient à leur tour. D'autres couples entrèrent dans la
    danse, et bientôt ce fut un joyeux tournoiement de tuniques et de chevelures. Puis, petit à petit, Feyann se rendit compte que l'expression de leurs regards changeait à sa vue. Le jeune homme
    avec qui elle dansait lui-même perdait son entrain et cessait de l'encourager.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Qu'est-ce que tu as là ? demanda-t-il soudain en tendant la main vers son visage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Son doigt décrivit une ligne verticale sur sa joue, et lorsqu'il le ramena devant ses yeux, elle vit à son extrémité une pâte blanche.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Sans attendre sa réponse, le jeune homme, qui fonçait maintenant les sourcils et ne dansait plus, sortit un mouchoir de sa poche et répéta le même geste avec la
    main. C'est alors que Feyann comprit que la poudre qui recouvrait la peau orange de son visage avait coulé avec les gouttes de sueur qui mouillaient son visage. L'homme regarda alors ses mains,
    et elle suivit son regard : sa main découverte était orange, et il ne s'en apercevait que maintenant.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- C'est une sorcière ! cria-t-il en prenant la fuite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">La musique cessa aussitôt et les danseurs s'écartèrent rapidement. Se retrouvant seule au centre du cercle, Feyann se mit à trembler, incapable de faire le moindre
    mouvement ou de prononcer la moindre parole. Brusquement, le cercle se fendit devant elle, et Waldred apparut, l'air furieux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je t'avais dit de ne pas t'éloigner ! lui reprocha-t-il en empoignant son bras avec rudesse. Jetant sur sa tête un voile qu'il avait sûrement enlevé à la
    danseuse, il l'entraîna rapidement à travers la place du village. Comme ils allaient entrer dan la bousculade du marché, un homme se mit en travers de leur chemin.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Où l'emmènes-tu ? demanda-t-il en saisissant le bras de Waldred.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Sans prévenir, le jeune homme le repoussa violemment.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Laisse-nous passer, rugit-il comme l'homme se remettait devant eux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je reconnais cette peau, dit l'homme. Quel est ton nom ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Waldred regarda le villageois auquel plusieurs autres hommes s'étaient ralliés. Son visage dur et ses vêtements de bonne qualité montraient qu'il faisait partie des
    notables du village, mais à son accent Waldred sut qu'il ne vivait pas à Phonaut depuis longtemps, ou qu'il était seulement de passage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Pourquoi m'arrêtes-tu ? gronda Waldred, ignorant sa question. Est-ce que j'ai pris quelque chose qui t'appartient ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">L'homme le dévisagea calmement, puis reporta ses regards sur Feyann, et Waldred vit ses yeux briller d'un émotion qu'il lui parut difficile à définir, mais qui lui
    semblait être de l'espoir mêlé au doute.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Cette jeune fille…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- C'est ma sœur, coupa Waldred d'un ton menaçant. Maintenant laisse-moi passer !</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Comme Waldred faisait un pas en avant, l'homme aussi s'avança. Ils se mesurèrent du regard, et l'homme ne parut pas le moins du monde impressionné.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Ecarte-toi, paysan, je perds patience ! cria Waldred, fou de rage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Pour appuyer ses propos, il ouvrit sa paume et y matérialisa un sabre luisant. Feyann tremblait dans ses bras, et de la savoir effrayée de cette situation, il en
    devenait lui-même nerveux. Il n'était pas censé l'amener dans ce village, et surtout pas l'exposer ainsi aux regards et à la curiosité craintive des villageois. Sans doute allait-elle longtemps
    regretter cette escapade et lui reprocher sa négligence.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Je n'ai aucune intention de vous attaquer, toi et ta sœur, dit tranquillement l'homme. Je m'appelle Maergor. Je suis un commerçant de la ville de Taeznaï. Je me
    permets de t'arrêter, parce que ta sœur ressemble étrangement à mon treizième enfant, une fille, qu'un sorcier mal intentionné m'a enlevée alors qu'elle venait de naître.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">La coïncidence était si étrange que Waldred déglutit. Feyann s'était elle-même rapprochée de l'homme, oubliant sa peur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Qu'est-ce que ça nous prouve ? demanda Waldred avec méfiance.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">L'homme eut un sourire triste.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- J'ai entendu le Maître Sorcier Trajom dire que tu étais le fils de Gorymad, répondit-il. C'est Gorymad qui est venu m'enlever mon enfant. De plus, ma fille est
    née avec la peau orange comme ta sœur, et les mêmes yeux couleur du soleil. Cependant, il est vrai que ses cheveux étaient violets.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Feyann ouvrit la bouche pour parler, mais Waldred la fit taire d'un regard furieux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Tu te trompes, dit-il à Maergor. Je suis le fils de Gorymad, mais ma sœur ne peut être ta fille.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Brandissant son sabre, il le bouscula à nouveau pour passer. Cette fois-ci, l'homme tomba à terre, mais aucun de ceux qui s'étaient approchés de lui n'intervinrent
    en sa faveur. Ils se contentèrent de s'écarter craintivement du chemin de Waldred. Celui-ci entraîna sa sœur, luttant contre ses protestations et ses tentatives de fuite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Laisse-moi, c'est mon père ! cria-t-elle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">D'un geste brusque, il la rapprocha de lui et plongea son regard terrible dans le sien. Elle ne l'avait jamais vu ainsi, il la sentit frémir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">- Nous rentrons, gronda-t-il.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Son ton n'admettait aucune réplique. La traversée du marché s'avéra plus facile qu'ils ne l'avaient pensé au départ, car la rumeur les avait déjà devancés. Ils
    coururent donc jusqu'à la sortie du village et traversèrent les champs, avant de s'enfoncer dans la forêt.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La suite à la prochaine connexion!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    KAB
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Aug 2010 20:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-55262455</guid>
                <category>Le Maître Sorcier</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-5-revelation-de-l-imposture-55262455-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Petit quizz sur les monstres et les créatures mythiques!]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-petit-quizz-sur-les-monstres-et-les-creatures-mythiques-53225937.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">Bonjour à tous!</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je vous propose de faire avec moi ce petit quizz "monstres et créatures fantastiques", trouvé au hasard sur internet.
    J'ai eu un petit 27/30, en me trompant sur les questions 20, 25 et 25!</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">A vous de faire mieux <img src="http://fdata.over-blog.com/pics/smiles/icon_wink.gif" border="0">&nbsp;:</span></span>
    <a href="http://www.quizz.biz/quizz-17515.html"><span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">http://www.quizz.biz/quizz-17515.html</span></span></a>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">A bientôt!</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 12pt;">KAB</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Jun 2010 22:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-53225937</guid>
                <category>Interaction!</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-petit-quizz-sur-les-monstres-et-les-creatures-mythiques-53225937-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître Sorcier - Chapitre 4 : Escapade au village]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-4-escapade-au-village-52333831.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Feyann allait bientôt fêter son quatorzième anniversaire quand Waldred lui proposa de se rendre au village avec lui. Elle savait qu'il s'y rendait parfois
    seul, quand Gorymad était absent, et c'était bien la première fois qu'il l'invitait à l'accompagner.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- C'est très amusant, tu verras, assura-t-il comme elle observait avec une pointe d'inquiétude que le sorcier leur avait interdit cette
    activité.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Le seul problème, selon lui, était qu'il fallait trouver le moyen de cacher cette belle peau orangée et ces cheveux violet brillant. Peu de femmes se
    voilaient à l'époque, car le voile et la capuche, autrefois répandu, rappelaient l'époque maudite de la guerre des sorciers. Ceux-ci, ainsi que leurs partisans, usaient fort de ces deux
    accessoires pour passer inaperçus au milieu de la foule, ayant en tête un quelconque meurtre de partisan, un sortilège maléfique ou encore une mission d'espionnage. Porter un voile aurait à coup
    sûr l'effet inverse de celui escompté.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Alors, comment allons-nous faire? demanda Feyann, exaspérée par l'air songeur de son frère silencieux.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Il continua de la regarder sans répondre, puis soudain son visage s'éclaira d'un sourire triomphant.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- J'ai trouvé! s'écria-t-il, se dressant de la roche sur laquelle il était assis. A grands pas, il se dirigea vers la cellule de magie de Gorymad et en
    revint avec un pot d'encre et un pinceau. Les lèvres tordues par une moue de dégooût, Feyann jeta un coup d'oeil au liquide légèrement visqueux qu'il lui présenta.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Et il n'y pas de sort là-dessus? demanda-t-elle d'un ton méfiant.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Je n'en ai senti aucun, répondit Waldred en haussant les épaules.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Feyann trempa le pinceau dans le pot et badigeonna la mèche de cheveux que Waldred lui tendit d'une main tremblante. Tandis que l'encre recouvrait
    rapidement la couleur inopportune, le visage de Waldred changeait d'expression, de la curiosité à la déception.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Tu es bien plus belle avec tes cheveux violets, murmura-t-il quand elle eut terminé de teinter la mèche. Il faudra trouver autre chose pour les prochaines
    fois. Et puis, avec cette encre, je ne peux plus les caresser.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>En disant cela, il saisit à pleine poignée les cheveux de sa soeur du côté encore intacte et le caressa doucement entre ses doigts.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Je me demande de quoi tes parents ont l'air, murmura-t-il pensif. Peut-être ton père a-t-il la peau orange et les cheveux verts, et ta mère les cheveux
    violets et la peau bleue comme le mien...</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Puis il secoua la tête.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Non, soupira-t-il. Gorymad n'a pas toujours été bleu, et je pourrais bien l'être moi-même un jour.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Tandis qu'il parlait, il avait laissé s'échapper la mèche violette, de sorte que Feyann pût reprendre la teinture.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Pourquoi Gorymad est-il devenu bleu? demanda-t-elle.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Le soleil rouge était déjà haut dans le ciel, et tout en cherchant la manière de répondre de manière rassurante, Waldred pensa que le temps que l'encre
    sèche et qu'ils parviennent au village, les rues, la place du marché et les lieux agréables seraient pris d'assaut par les villageois et les marchands ambulants. Malheureusement, plus il y aurait
    de monde, plus il y aurait de bousculade et plus le risque qu'elle soit découverte serait grand.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Le bleu est la marque de l'au-delà, répondit-il enfin. Ceux qui ont fait plusieurs fois le voyage finissent par en garder une trace. C'est quelque chose
    qu'on peut dissimuler, mais un bon sorcier voit toujours ce qu'on essaie de lui dissimuler, alors je crois que Gorymad ne prend même pas la peine de cacher cette expérience. Et puis, je suppose
    que son apparence provoque une certaine réaction auprès des non initiés qui doit avantager un peu.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Alors toi aussi, tu pourrais devenir bleu? demanda Feyann.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Pliant son corps en deux, elle renversa ses cheveux et se massa le cuir chevelu avant de les tordre et de les attacher en un chignon rapide. Il songea alors
    qu'il profiterait de leur escapade pour lui acheter un peigne. Lorsqu'elle se redressa et qu'elle posa les yeux sur lui, il en eut le souffle coupé, mais se retint de le montrer, car aussitôt, il
    se rendit compte que ses yeux, soudain mis en valeur par sa chevelure sombre, rappelaient ceux d'un chat en pleine nuit, et ne manqueraient pas d'attirer l'attention. Il lui faudrait garder les
    yeux baissés.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Oui, moi aussi, je pourrais devenir bleu.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Il ne dit pas qu'il en rêvait. Non pas de changer de couleur, mais de faire l'expérience du voyage dans l'au-delà. En même temps, il avait peur de la
    mort.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Mets mon manteau, lui ordonna-t-il en l'indiquant du regard.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Il est trop long.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Justement.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Il la regarda s'habiller; ses yeux se plissèrent. Comment allaient-ils masquer son visage? Il réfléchit un instant, puis avec un petit soupir, appliqua ses
    doigts sur la roche. A la grande surprise de Feyann, celle-ci parut s'amollir jusqu'à prendre la consistance de l'argile, et il put en détacher un morceau, qu'il serra dans sa paume un moment.
    Délicatement, il étala cette pâte sur son visage et dans son cou avec de longs gestes caressants, ne s'arrêtant que lorsque la couleur initiale de sa peau ne fut plus du tout visible. Là encore,
    il fut frappé par l'intensité du regard de sa soeur, mais il ne pouvait mieux faire, et il savait par expérience qu'un sort n'aurait aucun effet sur elle.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>- Allons-y.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Il la prit par la taille et ils s'élevèrent dans les airs pour remonter jusqu'à la pointe de la falaise, puis ils gagnèrent&nbsp;la forêt.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>***</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Dès qu'ils arrivèrent en vue du village, Feyann se mit à pousser des exclamations de surprise et de joie. Waldred, fier d'être celui qui lui faisait
    découvrir le monde, l'observait avec un sourire attendri et nerveux à la fois, se demandant comment elle réagirait à la soudaine exposition à la foule et à des situations qu'elle ne pouvait
    imaginer.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Leur arrivée au village coïncida avec une certaine recrudescence de la fréquentation du marché dû à la présence d'une troupe de musicens acrobates
    itinérants. La foule massée sur la place du village battait des mains en cadence devant les saltos et les pirouettes des jeunes gens en costumes bariolés.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Arial;">- Viens, dit-il soudain en lui prenant la main.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Arial;"><span lang="FR">Par expérience, Waldred savait que l'ambiance qui régnait
    dans le village était celle d'un banal jour de marché, mais pour Feyann, dont c'était la première rencontre avec le monde humain à l'extérieur de la grotte, le spectacle était saisissant. Femmes,
    hommes et enfants allaient et venaient dans l'agitation des affaires, les bousculant sur leur passage et les invectivant parfois en grognant. Les charretiers et commerçants encombrés leur
    criaient de se pousser de leur chemin avant de les menacer de leur charrette, et les enfants et les animaux se glissaient entre leurs jambes à chaque pas. En évitant un paysan et son bœuf, Feyann
    marcha soudain sur la main d'un mendiant assis à même le sol, qui la couvrit d'injures. En la voyant fondre en larmes tout en bafouillant des excuses, Waldred éclata de rire et la serra dans ses
    bras pour la réconforter. Déjà, le mendiant l'avait oubliée.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;" lang="EN">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">La suite à la prochaine connexion (ou un peu plus tard ^_^°)!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">KAB</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Jun 2010 23:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-52333831</guid>
                <category>Le Maître Sorcier</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-4-escapade-au-village-52333831-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bientôt de retour!]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-bientot-de-retour-52332472.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 12pt;">Bonjour à tous,</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 12pt;">je reviens vous faire un coucou&nbsp;après une absence de pratiquement un mois due à quelques préoccupations d'ordre
    médical. J'espère que vous vous portez tous bien et que vous lisez et créez avec toujours le même plaisir et la même motivation.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 12pt;">Pour ceux qui attendent la suite du "Maître Sorcier" (que je n'ai pas eu le temps de programmer en parution
    automatique avant mon indisposition, je vous rassure, je vais faire de mon mieux pour que vous ayiez enfin la suite annoncée.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 12pt;">A bientôt,</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 12pt;">KAB</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Jun 2010 22:43:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-52332472</guid>
                <category>Interaction!</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-bientot-de-retour-52332472-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître Sorcier - Chapitre 3 : Frère et soeur]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-3-waldred-et-l-enfant-49884432.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">Bien que se moquant éperdument de la peine du paysan et de sa femme, Gorymad ne pouvait s'empêcher de faire le
    parallèle avec sa propre angoisse de père. En effet, sa paternité était un secret de Polichinelle dans les cercles de sorciers et de magiciens, bien que personne, à une seule exception près,
    n'ait seulement eu l'occasion de voir son fils Waldred. Caché dans une grotte taillée à même une falaise qui tombant à pic sur la mer, le petit garçon avait interdiction de sortir de leur refuge
    inaccessible aux simples mortels. La mer, qui se fracassait contre la roche, quelques dizaines de mètres plus bas, était une puissante gardienne. Le souffle du vent et la furie des vagues
    terrorisaient l'enfant, cependant pas assez pour l'empêcher de piéger l'entrée avec toutes sortes de sorts répugnants.<br>
    Car à neuf ans à peine, Waldred, digne fils de son père, était un talentueux apprenti sorcier. La haine qu'il éprouvait pour son père, pour son éducation stricte et recluse, et pour la solitude
    qu'il lui faisait subir semblaient décupler son habileté presque naturelle à porter des sorts. Tantôt vindicatif, il projetait son image sur la falaise dans le but d'inquiéter Gorymad; tantôt
    faussement joueur, il lui interdisait l'entrée de la grotte par un entrelacement de sorts qui obligeaient le sorcier à des contre-sorts pénibles dans cet environnement hostile et peu propice à la
    concentration. Une fois la barrière magique rompue, le sorcier se saisissait alors de son fils et le torturait longuement, par le biais de sorts qu'il réservait à ses ennemis de seconde classe,
    mais qui avaient déjà rendu fous plus d'un homme. Heureusement, l'enfant avait de qui tenir, et son mental, bien que souffrant, résistait à cette violence régulière sans rompre.<br>
    Cependant, lorsque Gorymad se présenta à l'entrée de la grotte avec la fille du paysan, la malédiction minutieuse que Waldred avait prévue pour lui souhaiter la bienvenue ne se réalisa pas.
    Interloqué et passablement ennuyé, l'enfant regarda son père franchir le seuil avec cette chose remuante et geignante dans les bras.<br>
    - Waldred, ne la touche pas, c'est ta petite soeur, dit le sorcier en lui jetant un regard sévère.<br>
    Waldred, qui avait vu les animaux et les insectes s'accoupler, se demanda quel reptile avait bien pu se laisser approcher par son sinistre père.<br>
    - Ne sois pas insolent! gronda ce dernier en lisant ses pensées.<br>
    Puis son visage se détendit soudain et il ébaucha un sourire qui ressemblait davantage à un rictus effrayant.<br>
    - Je te la confie pendant que je serai occupé à mes affaires, annonça-t-il. Traite-la comme l'être le plus précieux au monde : elle est d'une inestimable valeur pour nous.<br>
    Waldred regarda encore avec curiosité la petite chose étrangement colorée et bruyante qui gigotait sur la roche.<br>
    - Comment s'appelle-t-il? demanda-t-il en se penchant un peu plus au-dessus de l'enfant aux yeux clos.<br>
    - C'est une fille, répondit simplement le sorcier en gagnant ses quartier dans les cavités creusées à même la roche.<br>
    Il disparut sans plus faire attention aux enfants. Waldred resta un instant penché au-dessus du nouveau-né vagissant, puis se mit à danser comme un fou dans la grotte, en criant de joie.<br>
    - Je sais comment je vais t'appeler, s'écria-t-il tout excité. Je vais t'appeler Feyann, comme la mer violette sous le soleil rouge!<br>
    Puis il s'agenouilla près de l'enfant pour la regarder encore, perplexe.<br>
    - Ce n'est pas possible que tu sois ma soeur, songea-t-il à haute voix. Gorymad est bien trop maléfique pour donner la vie. Tu dois être une fée, ou un être bienveillant réincarné...<br>
    En disant cela, il invoqua dans la grotte une brebis qui apparut en titubant et en bêlant de surprise. Pendant qu'il s'efforçait de la traire avec ses petites mains sans expérience, il se demanda
    si le fermier qu'il venait de dépouiller avait, lui aussi, une petite bouche à nourrir. Il ne manqua pas de lui rendre sa brebis, après avoir nourri sa petite protégée.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp; *&nbsp;&nbsp; *&nbsp;&nbsp; *</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">Les mois passèrent, puis les années, et Feyann grandissait auprès de son frère d'adoption, auquel elle était si
    attachée qu'elle n'écoutait que lui et ne parlait qu'avec lui. Gorymad semblait assez bien s'en accomoder, puisqu'il ne communiquait ses exigences qu'à Waldred, qui traduisait ensuite ses
    reproches à sa petite soeur avec douceur. Ils jouaient beaucoup, dès que le sorcier avait le dos tourné, et Waldred, qui s'étonnait de l'absence totale d'aptitude de la petite à la magie,
    s'efforçait de lui faire partager sa passion pour cet art.<br>
    Un jour, alors que le soleil jaune déclinait déjà, Waldred décida que Feyann était assez grande pour prendre part avec lui au jeu de la falaise. Il la regarda longuement avant de se lancer, comme
    elle agitait les bras à l'image des oiseaux qui parcouraient le ciel, allongée sur l'herbe, et riant toute seule.<br>
    - Feyann, tu veux que je t'apprenne à marcher dans les airs? demanda-t-il sur un ton mystérieux.<br>
    &nbsp;La petite fille tourna la tête vers lui, cessant ses mouvements de bras.<br>
    - Tu vas m'apprendre à voler comme les oiseaux? demanda-t-elle.<br>
    - Non, mais tu pourras marcher dans les airs comme sur la terre. tu veux? répondit-il.<br>
    &nbsp;Sautant sur ses pieds, Feyann hocha vigoureusement la tête, tandis que Waldred se félicitait qu'elle fût aussi bon public.<br>
    - Regarde, je vais te montrer...<br>
    &nbsp;S'avançant sur le rebord de la falaise, il se tourna pour lui faire un sourire avant de lever un pied et de le poser dans le vide comme s'il avait continué à marcher sur la terre ferme. La
    petite fille poussa un cri d'excitation. elle savait que son frère savait voler, mais la netteté de son geste dévoilait une maîtrise qu'elle ne pouvait qu'admirer. Waldred réitéra l'exploit avec
    son pied resté sur la falaise et se retrouva debout au-dessus du vide, les bras le long du corps avec une mer furieuse grondant au-dessous de lui.<br>
    - Alors, tu veux essayer? cria-t-il en se retournant comme si de rien n'était.<br>
    &nbsp;A la fois effrayée et excitée, Feyann s'approcha de l'extrémité de la falaise et tendit une main timide vers son frère qui revenait vers elle.<br>
    - Et je ne vais pas tomber? demanda-t-elle en le regardant dans les yeux avec anxiété, la tête penchée sur l'épaule.<br>
    &nbsp;Lorsqu'elle avait ce regard-là, il se sentait fondre comme un fruit mûr dans une bouche gourmande.<br>
    - Mais non, je suis là, dit-il en la prenant par la main.<br>
    &nbsp;La vérité était qu'il prenait un risque énorme. Certes, il était bon magicien, et son tour n'était pas difficile en soi. En revanche, il ne l'avait jamais tenté avec quelqu'un d'autre, et
    quand bien même il pouvait prendre Feyann dans ses bras comme un objet, il savait que l'anxiété de sa petite sœur pouvait influer sur sa capacité à réussir son tour. Car comment pourrait-il
    rester concentré s'il devait également la rassurer? Déjà, la petite main qu'il tenait dans la sienne tremblait.<br>
    - N'aie pas peur, Feyann, je ne te laisserai pas tomber, murmura-t-il.<br>
    &nbsp;Il hésita un instant. Devait-il la prendre tout de suite dans ses bras ou bien tenter de la faire marcher elle-même dans le vide? La petite fille le devança en sautant brusquement dans le
    vide. La surprise le fit sursauter d'abord, mais il resserra instinctivement sa main autour de celle de sa petite sœur, dont les jambes, sans avoir pu trouver appui dans le vide, étaient venues
    heurter le bord de la falaise.<br>
    - Tu t'es fait mal? demanda-t-il, inquiet, en la tirant vers lui de toutes ses forces.<br>
    &nbsp;La mer rugissait en contrebas. Les enfants frissonnèrent tous les deux. Feyann se mit à pleurer. La roche avait égratigné ses jambes sur l'os: mouillant un morceau de tissu enlevé à sa
    tunique, Waldred l'humecta de sa salive et essuya les plies de sa sœur.<br>
    - Ce n'est pas bien grave, dit-il pour la consoler. Je vais te jeter un sort pour que tu n'aies plus mal.<br>
    &nbsp;Il marmonna alors quelques paroles inintelligibles et sourit à sa sœur.<br>
    - Alors, tu as encore mal? demanda-t-il.<br>
    &nbsp;Feyann se concentra, attendit et hocha la tête en boudant.<br>
    - Oui, répondit-elle.<br>
    &nbsp;Elle avait cessé de sangloter et de pleurer. Waldred se pencha et posa un baiser affectueux sur sa joue.<br>
    - Bientôt, tu ne sentiras plus rien.<br>
    &nbsp;Il la prit alors dans ses bras et la serra contre lui avec tendresse.<br>
    - On jouera au jeu de la falaise quand tu seras plus grande, décida-t-il.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">Peu de temps après cet incident, Waldred, en jouant avec sa sœur, voulut lui jeter un sort. Se sachant doué pour la
    chose, il fut surpris de ne pas réussir du premier coup, ni du deuxième, ni du troisième. Il en conçut alors une profonde frustration, surtout après avoir vérifié son aptitude sur lui-même, et
    soupçonna Feyann de porter une amulette de protection. Il la fouilla donc entièrement, sans succès. La petite riait, ne sachant pas de quoi il parlait, mais trouvant son air contrarié fort
    amusant. Il imagina alors qu'elle portait un tatouage, plutôt qu'une amulette. Gorymad surgit dans la grotte, le surprenant sur le fait alors qu'il dépouillait sa petite sœur de ses
    vêtements.<br>
    - Que fais-tu là? demanda le sorcier d'une voix peu amène, en le saisissant par l'épaule.<br>
    &nbsp;Waldred, qui avait, du plus loin qu'il se souvenait, toujours détesté son père, prit un air buté et se tut. Ce fut Feyann qui répondit à sa place.<br>
    - Waldred veut me jeter des sorts! révéla-t-elle en riant.<br>
    &nbsp;Le visage de Gorymad se figea d'abord dans une expression de stupeur inédite, puis se contracta de fureur. Ses mains bousculèrent le jeune garçon avec une brutalité qui ne lui était pas
    coutumière, de sorte que celui-ci s'effondra rapidement sur le sol dur de la grotte.<br>
    - Je t'interdis de jeter des sorts à ta sœur, espèce de vaurien! cria le sorcier, les yeux étincelants.<br>
    - Mais ça ne lui fait rien! protesta Waldred en tentant encore une fois d'ensorceler Feyann.<br>
    &nbsp;Gorymad annula son sort aussitôt, bien qu'il n'y ait eu, comme annoncé, aucun effet sur la petite fille. Mais il ne s'arrêta pas là, dardant sur son fils un regard courroucé, il murmura les
    incantations d'un sort terrible qui eut raison de son entêtement: pendant plusieurs jours, Waldred vomit des poissons et des reptiles de petite taille dont les écailles écorchaient
    systématiquement ses entrailles et sa bouche à leur passage. Durant toute la durée de sa punition, Gorymad tint Feyann à l'écart et lui interdit de prononcer la moindre parole ou de souhaiter la
    délivrance de son frère. La petite fille craintive qu'elle était obéit, la mort dans l'âme. Il ne lui en voulut pas, mais elle ne recommença à sourire que lorsqu'il fut lui-même plus détendu.<br>
    Il avait remarqué qu'à cet âge-là, elle se servait de lui comme de référence à ses émotions. Etait-il gai? Elle était heureuse. Venait-il de se disputer avec son père? Elle boudait toute la
    journée. S'il se fâchait contre elle, elle se fâchait aussi, mais lorsqu'il la prenait soudain dans ses bras pour la serrer contre lui en la taquinant, elle éclatait de rire et lui rendait sa
    tendresse. Cette pensée l'énervait et le flattait à la fois. Il avait été si seul pendant toutes ces années qu'il trouvait parfois difficile de supporter cette petite fille curieuse qui le
    suivait partout. Heureusement, il était fou d'elle, et Gorymad les observait d'un oeil plus que satisfait.<br>
    Cet oeil, il le partageait avec Mousse, le varan qu'il emmenait parfois avec lui, mais à qui il confiait explicitement la garde des enfants, lorsqu'il n'avait pas assez&nbsp;confiance en son
    fils. Mousse était si grand qu'il pouvait aisément porter Waldred et Feyann sur son dos, et comme il était incapable de leur refuser le moindre caprice, il arrivait toujours un moment où Waldred
    parvenait à le convaincre de désobéir à son maître en emmenant les enfants en virée dans la forêt qui longeait la falaise. Alors, tout en grognant que le jeune garçon ne le respectait pas, Mousse
    faisait frissonner ses passagers d'une délicieuse frayeur en les emmenant en forêt profonde, mais toujours loin des habitations, par des chemins malaisés et détournés, et des terrains de hauteurs
    inégales, privilégiant les zones plongées dans la pénombre par le feuillage touffu des&nbsp; arbres&nbsp;immortels. Lorsque son humeur l'inspirait, il lui arrivait également de les emmener chez
    les loups. Waldred était alors aux anges, car il aimait particulièrement ces animaux, dont la taille ne signifiait rien comparée à celle du varan, mais qui, face à un homme ordinaire, paraissait
    tout à fait intimidante. Devant les gueules béantes et les yeux brillants, Feyann prenait invariablement peur et s'agrippait à Waldred qui s'efforçait de la rassurer tout en se moquant
    d'elle.<br>
    Lorsque, remis de leurs émotions, ils rentraient à la grotte, en riant, Waldred prenait de la gueule de Mousse le petit gibier que celui-ci avait attrapé pendant leur promenade et préparait le
    dîner, auquel Gorymad ne prenait jamais part. A la nuit tombée, le jeune garçon jouait avec sa sœur jusqu'à ce que sa jolie tête violette&nbsp;oscille lourdement&nbsp;sur sa poitrine, et la
    couchait dans le nid confortable et chaud qui leur servait de lit, dans une des&nbsp;alcôves&nbsp;naturelles de la grotte. Alors, il la regardait dormir, imaginait toutes les farces qu'il lui
    ferait le lendemain, et s'endormait contre elle en souriant d'aise.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
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  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
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    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">la suite&nbsp; à la prochaine connexion!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">KAB</span></span>&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 21 May 2010 10:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-49884432</guid>
                <category>Le Maître Sorcier</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-le-maitre-sorcier-chapitre-3-waldred-et-l-enfant-49884432-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître Sorcier - Chapitre 2 : La naissance de Feyann]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-32271527.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><strong>Avec amertume, le paysan Maergor regarda sa femme épuisée et ses enfants, plongés dans le sommeil apaisant
    de la faim. Même les cris perçants de leur petite sœur ne parvenaient pas à les troubler. Hors de la grotte où vivait pauvrement sa famille depuis deux générations, le soleil jaune commençait à
    briller avec éclat, éclipsant le soleil rouge de sa lumière, et les plantes luxuriantes se mouvaient doucement au gré du vent.&nbsp; Juché sur une pierre à l'entrée de la grotte, un énorme varan
    à la peau noir bleuté se prélassait au soleil. Le reptile tourna lentement la tête vers le paysan qui baissa aussitôt les yeux.<br>
    Avant de le rencontrer en personne, il n'avait jamais cru une seule des légendes et des mythes qui circulaient autour du sorcier Gorymad, l'un des plus puissants magiciens de la Terre des
    Falaises, que l'on avait nommée ainsi à cause de ses hauteurs abruptes et vertigineuses au-dessus de la mer. C'était une belle terre, riche et harmonieuse, où les habitants vivaient, à l'instar
    du paysan, dans des grottes aménagées, ou dans des maisons en pierre et en roche taillées, pour les plus riches. Dans cette contrée verdoyante et généreuse en poisson, il n'y avait pas de roi,
    comme cela était le cas dans les régions plus lointaines. En revanche, chacun veillait à s'attirer les bonnes grâces des puissants sorciers de la région en se soumettant à leurs exigences.<br>
    &nbsp;Cinq jours plus tôt, Gorymad était venu leur rendre visite, au lever du soleil rouge, vêtu de son manteau noir, son visage masqué par une longue capuche qui laissait entrevoir quelques
    mèches de ses longs cheveux noirs aux reflets bleus. Comment avait-il su ? On disait de Gorymad qu'il était juste et bon, et qu'il aidait ceux qui l'appelaient au secours avec beaucoup de
    générosité. Pourtant, dès qu'il l'avait vu, le paysan avait senti son sang se glacer dans ses veines. En entendant sa voix sifflante, les enfants s'étaient blottis les uns contre les autres,
    apeurés. Le paysan avait pris la main de sa femme et baissé la tête&nbsp; à la vue de la peau bleuâtre de son visage, ses lèvres violacées et ses dents pointues. Dans un sifflement lugubre,
    Gorymad avait éclaté de rire. Sans prendre la peine de se présenter, le sorcier lui avait proposé un marché terrible, dans lequel il avait vu le seul moyen de garantir la survie de toute sa
    famille. C'est ainsi qu'ils avaient su que la femme attendait une fille, et Maergor, qui avait une préférence pour les garçons robustes et à même de travailler durement la terre, avait pris ce
    qui lui avait semblé une bonne décision. Avec un petit rire sinistre, Gorymad s'était alors changé en varan devanteux avant de disparaître furtivement entre les arbres. Puis, le jour de la
    délivrance était arrivé.<br>
    &nbsp;Délaissant sa forme monstrueuse, Gorymad s'approcha lentement de la femme pour prendre le bébé qu'elle mettait enfin au monde. C'était une petite fille aux cheveux violets comme la mer sous
    le soleil rouge, et la peau orangée comme la lumière des deux soleils dans un même ciel. Son aspect inhabituel remplit ses parents de crainte. En la voyant, le sorcier poussa un soupir
    d'extase.<br>
    - Mépriser un tel être est une insulte à l'univers, déclara-t-il. Vous, les paysans, êtes bien ignorants.<br>
    &nbsp;Sur ces mots, il ouvrit son manteau et y abrita l'enfant.<br>
    - Je dois l'allaiter, murmura la femme.<br>
    &nbsp;Gorymad ricana.<br>
    - Femme, cette petite n'a jamais été ton enfant, dit-il en disparaissant comme par enchantement.<br>
    Lorsque plusieurs jours plus tard, Maergor se rendit au marché de Taeznaï, il entendit les habitants raconter un prodige qui le laissa pensif: au moment où naissait sa fille, le soleil rouge et
    le soleil jaune s'étaient miraculeusement unis, inondant le ciel d'une couleur orangée. A tous ceux qui demandèrent des nouvelles de son enfant à naître, il répondit qu'il était mort-né.<br>
    <br>
    KAB</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 19 May 2010 10:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-32271527</guid>
                <category>Le Maître Sorcier</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-32271527-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître Sorcier - Chapitre 1: Visite à la Devineresse]]></title>
        <link>http://www.kianbu.com/article-30153525.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;Chapitre 1 Visite
    à la Devineresse<br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;Par un matin brumeux, alors que le soleil rouge commençait justement son ascension, une longue silhouette
    sombre apparut à l'entrée de la grotte de la devineresse Pixnat, pourtant cachée derrière deux larges arbres millénaires, tortueux et touffus. Ces arbres, ensorcelés pour ne s'écarter que devant
    un être doté de connaissances magiques, se mirent à craquer et à gémir aussitôt, tandis que leur lent mouvement dessinait de profonds sillons dans la terre sombre et caillouteuse. Aussi
    l'étranger n'eut-il aucun mal à entrer dans la grotte faiblement éclairée par la lueur de la magie ambiante, qui se réfléchissait sur les esprits prisonniers et créait des ombres mystérieuses sur
    les parois rocheuses.<br>
    - Entre Maître Sorcier Gorymad, que me vaut l'honneur de ta visite? demanda une voix moqueuse dans la pénombre.<br>
    &nbsp;Gorymad sourit dans l'obscurité, à laquelle ses yeux s'étaient habitués. Au fond de la grotte, assise sur des peaux et des fourrures de bêtes sauvages, se trouvait une vielle femme ridée
    dont les yeux semblaient clos. Son visage osseux au menton volontaire et aux arcades sourcilières proéminentes était abîmé par le temps, pourtant ses yeux trahissaient une vive intelligence et
    une forte assurance. Une longue balafre s'entendait du cou à la poitrine découverte de la vieille femme, bien visible malgré les plis de sa peau et ses sombreux colliers d'amulettes.<br>
    - Je viens te consulter, Devineresse, pour moi-même, déclara Gorymad en s'asseyant face à elle. J'attends un heureux événement. Dis-moi quand et où il aura lieu. Quoi que tu aies vu, bénéfique ou
    maléfique, tu devras me le dire.<br>
    &nbsp;La vieille femme acquiesça gravement. Lentement, il lui tendit sa main, mais elle refusa de la prendre.<br>
    - Je sais ce que tu recherches, dit-elle. Et nous savons tous les deux que c'est un crime.<br>
    - Tais-toi, vieille folle! s'impatienta -t-il. Dis-moi ce que tu sais.<br>
    - Prends garde Gorymad, dit-elle avec amertume, que la soif de pouvoir ne te consume comme les meilleurs d'entre nous, pendant l'affreuse guerre qui nous a dressés les uns contre les autres,
    autrefois.<br>
    &nbsp;Se penchant brusquement vers elle, le sorcier saisit son collier d'amulettes maîtresses, menaçant de les rompre. D'une main puissante, la vieille devineresse se débarrassa de sa prise, sans
    que le collier ne se rompît. Gorymad, qui connaissait le passé de guerrière ce Pixnat, n'insista pas.<br>
    - Soit je vais te le dire, puisque je te l'ai accordé, soupira-t-elle. Dans cinq soleils jaunes et cinq soleils rouges, il naîtra dans la grotte du paysan Maergor une enfant aux cheveux couleur
    de la mer, et aux yeux couleur du deuxième soleil.<br>
    - Une petite fille? demanda Gorymad, les yeux brillants, les lèvres retroussées.<br>
    - C'est bien cela.<br>
    &nbsp;Sur son visage se lisait une joie qu'il parvenait à peine à se retenir d'exprimer, car il avait longtemps cherché des indices de cette venue sans jamais obtenir d'information satisfaisante.
    Pour cela, il avait fallu qu'il consulte Pixnat elle-même, la devineresse la plus accomplie qui existât dans la Terre des Falaises. D'un bref coup d'œil, il s'aperçut que la vieille femme gardait
    une hache et un sabre de chaque côté de sa personne. Il n'avait aucun doute qu'elle ne sût s'en servir avec dextérité d'une main ou de l'autre. Quant à lui jeter un sort, il était certain qu'elle
    pouvait lui retourner son attention avant même qu'il n'ait eu le temps de terminer son acte. Pixnat n'était pas pour rien la devineresse des sorciers: ses connaissances ne se bornaient pas à la
    divination, et les sorciers les plus puissants savaient eux-même à quoi ils s'exposaient s'ils s'en prenaient à elle.<br>
    - Je sais à quoi tu penses, Gorymad, dit Pixnat. Sache que tu ne pourras obtenir de moi ni le silence, ni la complicité, car ce que tu t'apprêtes à faire est abject et nous déshonore tous. Ne te
    souviens-tu pas de cette guerre cruelle où nous avons bien failli tout perdre?<br>
    &nbsp;La voix mélodieuse de la vieille femme emplissait la cave et résonnait en échos.<br>
    - Contente-toi de me dire où cela aura lieu, coupa-t-il sèchement.<br>
    &nbsp;A contrecœur, la devineresse lui répondit.<br>
    - Dans une grotte à l'orée de la est de la Forêt, à hauteur de Taeznaï.<br>
    - Qui sont ses parents?<br>
    - De misérables paysans.<br>
    &nbsp;Le sorcier fronça les sourcils.<br>
    - Quoi? ricana la vieille. Tu croyais qu'elle naîtrait du cœur même de la magie? Tu n'as donc rien compris, malgré toutes ces années passées à la pratiquer.<br>
    - Ne répète cela à personne d'autre, ordonna Gorymad d'une voix menace.<br>
    &nbsp;La vieille devineresse ricana de plus belle.<br>
    - Je ferai ce que bon me semblera, vieux reptile, répliqua-t-elle. Nous savons tous les deux que je ne peux l'atteindre moi-même, mais tu auras beau cacher l'enfant, tes pairs la retrouveront.
    S'ils ont un brin de sagesse, ils lui cacheront sa nature et se garderont de l'utiliser. Sinon, je tremble pour les habitants de la Terre des Falaises.<br>
    &nbsp;Gorymad se leva, et croyant avoir distrait la devineresse par son mouvement, lui lança un sort puissant qu'elle détourna comme on chasse un insecte importun.<br>
    - Souviens-toi du passé, Gorymad, dit-elle tranquillement. Je connais tes pensées avant même que tu les formes. As-tu oublié le passé?<br>
    &nbsp;Un mince sourire étira les lèvres du sorcier, mais il tremblait de tous ses membres.<br>
    - Je vais te surveiller, déclara-t-elle. Et je guiderai tes ennemis jusqu'à toi au moment opportun. Du fond de ma grotte, je peux faire tant de choses, vois-tu?<br>
    - Puisses-tu y crever et pourrir! gronda Gorymad.<br>
    &nbsp;Le sorcier tourna les talons et sortit de la grotte en jetant mentalement trois sorts qui restèrent naturellement sans effet. Les arbres s'écartèrent pour le laisser sortir et se
    replacèrent derrière lui. La nature chantait et scintillait au soleil jaune naissant. Le soleil rouge perdait déjà en altitude dans le ciel. Brusquement, le sorcier disparut tandis qu'un
    gigantesque varan sombre se faufilait rapidement entre les racines des arbres.<br>
    &nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">La suite à la prochaine connexion!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">KAB</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 May 2010 10:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">kianbu.over-blog.com-30153525</guid>
                <category>Le Maître Sorcier</category>        <comments>http://www.kianbu.com/article-30153525-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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